Comprendre les Noms de Domaine : Définitions, Pièges et Bonnes Pratiques
Avant de construire une maison, il faut un terrain et une adresse postale. Pour un site web, c’est exactement la même chose.
Pourtant, le vocabulaire autour des noms de domaine (DNS, Registrar, Extension…) est souvent flou pour les entrepreneurs. Résultat : beaucoup font des choix par défaut qu’ils regrettent plus tard.
Reprenons les bases ensemble. Qu’est-ce que c’est, comment ça marche, et comment bien le choisir.
1. C’est quoi un “Nom de Domaine” ?
Sur internet, les serveurs ne se comprennent qu’avec des chiffres : les Adresses IP (ex: 192.158.1.38).
C’est très efficace pour les machines, mais impossible à retenir pour les humains.
Le Nom de Domaine est simplement un masque “lisible” que l’on pose sur cette adresse IP. C’est l’équivalent de votre adresse postale : c’est ce qu’on écrit sur l’enveloppe pour vous trouver.
Il se compose de deux parties :
- Le Radical (Le nom) : C’est votre marque (ex:
pixicode). - L’Extension (ou TLD) : La fin de l’adresse (ex:
.dev,.fr,.com).
2. C’est quoi un “Registrar” ?
C’est une question qu’on nous pose souvent : “À qui j’achète mon nom ?”
Vous ne pouvez pas acheter un nom de domaine directement à “Internet”. Vous devez passer par un intermédiaire accrédité qu’on appelle un Registrar (ou Bureau d’Enregistrement).
Pour filer la métaphore, le Registrar est un mélange entre un notaire et un loueur :
- Il vérifie que le nom est disponible.
- Il inscrit officiellement que CE nom vous appartient pour une durée donnée.
- Il gère la technique pour que le nom pointe vers votre site.
Les Registrars les plus connus : OVHcloud, Gandi, Ionos, Google Domains.
3. Attention : Vous n’achetez pas, vous louez !
C’est la notion la plus importante à comprendre. On n’achète jamais un nom de domaine à vie.
C’est un abonnement. Vous réservez le droit d’utiliser ce nom pour 1 an, 2 ans ou 10 ans.
- Si vous ne renouvelez pas : Le nom retombe dans le domaine public.
- Le risque : N’importe qui (un concurrent, un bot) peut le racheter immédiatement et profiter de votre ancien trafic.
👉 Le conseil PixiCode : Activez toujours le Renouvellement Automatique sur votre compte Registrar. C’est la seule sécurité absolue contre l’oubli.
4. Le piège de la propriété (La “Boîte Noire”)
C’est ici que notre philosophie de transparence entre en jeu.
Certaines agences web peu scrupuleuses vous proposent de s’occuper de tout : “On vous offre le nom de domaine”. Le problème ? Elles l’enregistrent souvent au nom de l’agence, et pas au vôtre.
Conséquence : Vous n’êtes pas propriétaire de votre adresse. Si vous voulez changer de prestataire, l’agence peut refuser de vous transférer le nom. Vous êtes pris en otage.
Chez nous, c’est clair : Nous vous guidons pour l’achat, mais le compte Registrar est à VOUS. Votre entreprise doit apparaître comme “Titulaire” (Registrant) dans les bases de données officielles.
5. Comment bien choisir son domaine ?
Voici notre checklist rapide avant de valider votre panier :
- L’extension (.fr vs .com) :
- Prenez le .fr si votre activité est 100% française. C’est un gage de confiance local.
- Prenez le .com si vous visez l’international ou pour protéger votre marque (achetez les deux !).
- La simplicité : Évitez les tirets si possible (
mon-super-site.frvsmonsupersite.fr). Plus c’est court, plus c’est facile à retenir. - L’historique : Parfois, vous achetez un nom qui a déjà existé par le passé et qui a une “mauvaise réputation” auprès de Google (spam). Des outils comme Wayback Machine permettent de vérifier le passé d’un domaine.
En résumé
Un nom de domaine, c’est bien plus qu’une ligne sur une facture à 10€. C’est votre identité numérique et votre propriété intellectuelle.
Prenez le temps de bien le choisir, passez par un Registrar de confiance (comme OVH ou Gandi), et assurez-vous que la facture est bien à votre nom.
Besoin d’aide pour configurer vos DNS ou migrer un nom de domaine existant ? C’est aussi ça, le rôle d’un partenaire technique.



